Rafle de l'université de Strasbourg du 25 novembre 1943

Publié le par Henri-Ferréol BILLY

L'université de Strasbourg s'était réfugiée à Clermont-Ferrand après l'invasion de l'Alsace-Moselle. L'université souffrira malgré tout des affres de l'occupation.

La première rafle :

Le 24 juin 1943, un agent de la Gestapo et un soldat de la Wehrmacht venus arrêter le professeur FLANDIN sont abattus au domicile de ce dernier. Le milieu universitaire est suspecté : 36 étudiants sont arrêtés au foyer de la Gallia et envoyés en déportations. 9 parviendront à s'échapper sur le trajet, mais 10 ne rentreront pas de déportation.

La grande rafle du 25 novembre :

Parallèlement, quatre opérations de police sont menées par la Gestapo allemande.  Avenue Carnot, vers 10h45, le bâtiment universitaire est encerclé par des soldats de la Luftwaffe, guidés par le gestapo et que conduisent Georges MATHIEU (condamné et exécuté en 1944) et Ursula BRANDT. Paul COLLOMB est abattu. Six cents personnes sont rassemblées par les soldats. Des perquisitions sont menées au rectorat et à la Gallia où six jeunes filles sont arrêtées. Les allemands lisent une liste de 14 personnes tout particulièrement recherchées, une seule, présente, sera arrêtée ainsi qu'une secrétaire. Le même jour, un professeur de théologie protestante, se fait tirer dessus à son domicile lors d'une perquisition. ce jour-là, des dizaines de personnes sont arrêtées. 130 sont envoyées en déportation.

En mars 1944, une nouvelle vague d'arrestations a lieu.

En dehors de ces rafles, 62 professeurs et étudiants ont été arrêtés et déportés. 32 sont morts en concentration.

Dossier du SRCGE :

Après guerre, le Service de Recherche des Crimes de Guerre Ennemis mena une enquête sur les différentes arrestations orchestrées à l'université. Le dossier est consultable en ligne sur le site des archives départementales du Puy-de-Dôme. En voici le lien :

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