Les archives des crimes de guerre ennemis (partie 1)

Publié le par Henri-Ferreol BILLY

Pensée dès avant la Libération, la poursuite des criminels de guerre va se mettre en place assez rapidement. Ainsi, dans l'Allier le préfet en appelle aux habitants pour signaler tout fait. Les maires seront également sollicités pour effectuer un recensement des faits commis sur leurs communes tandis que gendarmerie et police seront en charge de mener les premières enquêtes.

Plus de 20 000 crimes de guerre seront comptabilisés. Sur les 18 000 criminels de guerre ayant fait l'objet d'une procédure, seuls 2 300 seront jugés dont la moitié contradictoirement.

Vous trouverez ci-dessous une liste des archives liées aux crimes de guerre ennemis.

Circuit des archives des crimes de guerre

Circuit des archives des crimes de guerre

Le SRCGE

L'ordonnance du 14 octobre 1944 crée au ministère de la Justice un service temporaire de recherche des crimes de guerre ennemis (SRCGE) pour centraliser les opérations en la matière. L'article 1er précise que ce service dépend du cabinet du garde des Sceaux. Ce service a été supprimé en 1948.

ordonnance du 14 octobre 1944

ordonnance du 14 octobre 1944

Les fonds du SRCGE ont été versés par le ministère de la Justice aux archives nationales.

Article à lire sur l'organisation du SRCGE :

Les fonds régionaux du SRCGE

Sur le terrain, 22 délégations régionales étaient en charge de diriger les enquêtes. 

Voici un inventaire de quelques fonds régionaux :

- AD Calvados : série 2425 W

- AD Haute-Garonne : série 8089 W

- AD Nord : série 1874 W

- AD Puy-de-Dôme : série 908 W

Quelques fonds en exemple :

J'ai tenté de dresser une carte des délégations régionales du SRCGE et de leurs compétences territoriales. Les informations sont assez difficiles à trouver, aussi la carte n'est que partielle.

Essai de carte des délégations régionales

Essai de carte des délégations régionales

A suivre : une seconde partie.

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