Oradour-sur-Glane, les faits

Publié le par Henri-Ferreol BILLY

Depuis un certain temps, je souhaitais me rendre à Oradour-sur-Glane où 642 civils ont été massacrés. J'en profite donc pour faire une présentation illustrée par quelques photographies. Le texte donné en citation est issu de l'article du Maitron (donné en lien plus bas).

Il semble que ce massacre fut décidé afin de dissuader la population du Limousin, par une action de terreur de grande ampleur, de soutenir la Résistance qui avait pris une ampleur exceptionnelle dans cette région et qui, au lendemain du débarquement, entravait la concentration des forces allemandes du sud-ouest vers la Normandie, voire, à plus long terme, leur repli vers l’Est.
La 2e SS-Panzerdivision Das Reich était commandée par le général Heinz Lammerding, sous l’autorité duquel, la veille, 99 habitants de Tulle avaient été pendus dans les rues de la préfecture de Corrèze. Elle avait combattu en URSS où ce type d’action était monnaie courante. L’historien Jean-Luc Leleu, dans son ouvrage sur la Waffen SS, qualifie l’action de cette unité du 8 au 11 juin 1944 de « transposition circonstancielle de la guerre menée à l’est. »
Au terme de trois réunions de préparation, dont la dernière le matin même à l’Hôtel de la Gare à Saint-Junien en présence de Lammerding, de Joachim Kleist, chef de la Sipo-SD de Limoges, de son interprète Eugène Patry, de quatre chefs de la Milice et du commandant SS Adolf Diekmann, la décision fut prise d’anéantir la population d’Oradour. Selon l’historien Pascal Plas [France 2, 3 septembre 2013], « pour massacrer une population dans un temps déterminé, il ne faut pas qu’il y ait de résistance. Et justement Oradour-sur-Glane est en dehors des grandes zones de résistance », lesquelles étaient situées beaucoup plus à l’Est et au Sud-Est de la région. C’est à Diekmann qu’incomba la direction des opérations, avec, sous ses ordres, 200 soldats du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich.

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Emplacement d'Oradour-sur-Glane

Oradour-sur-Glane, les faitsOradour-sur-Glane, les faits

En début d’après-midi, deux colonnes motorisées convergèrent vers Oradour. Le bourg fut encerclé, les habitants pris au piège. Sur ordre de Diekmann, le Docteur Desourteaux, président de la délégation spéciale désigné par le régime de Vichy qui faisait office de maire, dut organiser le rassemblement de la population sur le champ de foire, y compris les habitants de passage (nombreux ce samedi en raison d’une distribution de viande et de tabac et de la présence d’habitants de Limoges en visite dans leur famille) et des environs immédiats du bourg. Des soldats ratissèrent les alentours et abattirent des fuyards et des vieillards.
Vers 14h45, devant la population, Diekmann accusa les habitants de cacher des armes et exigea que les responsables se dénoncent. Devant le mutisme des habitants, Diekmann exigea du maire qu’il désigne trente otages. Le maire affirma qu’il n’y avait pas de dépôt d’armes et refusa de choisir des otages. Il se proposa avec ses proches comme otages, en vain.

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Oradour-sur-Glane, les faits
Oradour-sur-Glane, les faitsOradour-sur-Glane, les faits

Vers 15h, les femmes et les enfants furent enfermés dans l’église. Puis les hommes furent répartis dans six granges. Vers 16h, les soldats ouvrirent le feu sur les hommes. Après leur mitraillage, les corps furent recouverts de paille et de fagots puis brûlés. Il y eut 11 rescapés.
Vers 16h, les soldats introduisirent un engin explosif dans l’église. Celui-ci dégagea une fumée asphyxiante, puis des SS pénétrèrent dans l’édifice et mitraillèrent femmes et enfants, jetèrent des grenades puis incendièrent l’église. Il y eut une seule rescapée.
Des détachements parcoururent le village et tuèrent sur place ceux qui se cachaient ou dont l’âge ou l’état physique les avaient empêchés de rejoindre le rassemblement. Des cadavres furent retrouvés dans les habitations, brûlés dans un four de boulanger, jetés dans un puits.
Ce massacre causa la mort de 642 victimes dont 245 femmes, 207 enfants et 190 hommes. Le bourg fut pillé et les maisons systématiquement incendiées.
Les Allemands quittèrent le bourg entre 21h et 22h30. Les 11 et 12 juin, ils revinrent pour enterrer les cadavres et rendre impossible leur identification.

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La suite sur la mémoire des faits :

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