Les BILLET de Gannat à la Saône-et-Loire

Publié le par Henri-Ferreol BILLY

Ma généalogie donne un exemple d'une migration d'une famille d'artisans, apparemment bien implantés socialement, au XVIIIe siècle.

Il s'agit de "cousins" qui avaient été évoqués dans un précédent article :

On trouve la première mention de l'existence de François BILLET, marchand boulanger (c.1615-av. 1681) époux CHABOT, dans l'acte de naissance de sa fille Jeanne dont le parrain est un chanoine d'Aigueperse. Ce dernier est sûrement un oncle de l'enfant et laisserait envisager une origine de la famille au sud de Gannat, écartant la piste d'une fratrie originaire de Saulzet. Il a au moins trois enfants :

1) Jean BILLET (c.1640-ap.1686) qui signe JBilhet en 1681 et 1683. Nous ne connaissons rien de sa profession, ni de son devenir. A-t-il un lien avec les deux autres Jean BILLET de la même période ?

2) son frère, Antoine BILLET (c. 1644-1690 Escurolles) est bien identifié comme marchand boulanger. Ses deux fils exerceront des professions d'artisans : tourneur et tailleur.

3) Enfin, Claudine BILLET (c.1665-ap.1693) épousa un boulanger de Gannat. Leurs enfants ne semblent pas avoir eu de postérité.

http://histoire-et-genealogie.over-blog.com/2016/05/billet-boulangers-16e-siecle-gannat.html

Antoine BILLET, le second fils, décède en 1690 laissant derrière lui une veuve d'une trentaine d'années et deux très jeunes fils. Si tous deux auront une descendance, le second Martin, restera à Gannat. Tandis que l'aîné finira par migrer dans la ville royale de Cusset, ville distante de 25km, entre 1721 et 1726 après avoir eu 5 enfants issues de son mariage en 1711.

Gannat et Cusset

Cusset au Moyen-Age

Cusset au Moyen-Age

Entre temps, il était devenu maître tourneur. A savoir, sûrement un fabricant de poteries.

Des 7 enfants du couple, deux se marieront. Le fils François se marie en 1750 à Cusset et aura 14 enfants. Seules deux filles auront une postérité. Une se marie en 1781 à Moulins avant de partir s'installer avec son mari à Paray-le-Monial qui était maître cloutier. Sa sœur l'avait probablement suivie et se marie en 1787 à Mont-Saint-Vincent. Toutes deux étaient donc installées dans le futur département de Saône et Loire où elles auront une descendance importante. Pourquoi cette migration de leur part ?

Moulins, Autun, Sancoins, Mont-St-Vincent et Paray-le-Monial

Elles ont probablement suivi l'exemple de leur tante Françoise. Celle ci avait épousé en 1737 à Abrest, le fils d'un maître tailleur originaire d'Autun. Il était probablement en formation au moment de son mariage. Du couple, on connait quatre enfants : deux décédés à Autun et Brion en 1756 et 1757 et deux autres qui se marient en 1793 : Anne qui se marie à Paris et Lazare qui se marie à Jouy dans le Cher, ville absorbée par Sancoins en 1820. Le fils Lazare était vraisemblablement curé de la ville de Jouy dès 1791 et lors de son décès il est mentionné comme tel.

Sur les prêtres mariés, on pourra lire cet article :

Malheureusement, l'état civil ne semble pas complet sur la période concernée. Impossible de trouver en ligne les actes entre 1793 et 1794, alors que le Cercle Généalogique du Haut Berry les a trouvés.

Publié dans Histoire, Généalogie

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