Le parcours d'une enfant adoptée

Publié le par Henri-Ferreol BILLY

Cet article se trouve dans la lignée de ceux publiés sur la famille GILLES dit Laviolette (voir la série de trois articles ci-dessous).

Je vais m'intéresser à l'histoire de la fille adoptive de Paul GILLES dit Laviolette (voir sa biographie ci-dessous).

Le couple GILLES

Le 10 août 1872 à la mairie du 1er arrondissement de Paris se marient Paul Félix GILLES dit Laviolette, avocat né en 1840, et Thérèse VIDIER née en 1853 à Paris. Elle est la fille d'un négociant-rentier parisien décédé quelques mois avant le mariage et d'une auvergnate qui est sûrement montée à Paris dans sa jeunesse.

Du couple naîtra une fille, Jeanne en mai 1876. Malheureusement elle ne vivra que 20 jours. Il semble que le couple ne pourra pas avoir d'autre enfant.

C'est apparemment en 1887 que le couple va décider d'adopter un enfant. leur choix va se tourner vers une jeune fille native de Freneuse.

Freneuse

La famille LECONTE/POMMIER

Léa Emma POMMIER nait le 22 août 1884 à Freneuse de Aimée Constantine POMMIER couturière âgée de 26 ans et veuve de René LECONTE. Mais René LECONTE n'est pas le père de Léa, celui-ci étant décédé le 6 mai 1883, soit 15 mois avant.

Le couple LECONTE/POMMIER s'est marié le 4 janvier 1878 à Freneuse. Lors de ce mariage, le couple reconnait deux enfants nés en 1875 et 1876, Aimée et Paul. Deux autres enfants naitront par la suite en 1880 et 1882, Léontine et René.

Lors du recensement de 1881 à Freneuse, sur les trois enfants nés avant cette date seuls deux sont recensés : Aimée et Léontine.

La mère des enfants, Aimée Constantine, décède le 5 décembre 1885 à Freneuse laissant derrière elle au moins quatre orphelins. Que sont-ils devenus ?

Tout d'abord on peut se demander quelle famille ont encore les enfants en 1886 ? Voici un aperçu (sont entourés en rouge ceux vivants, en bleu ceux qui sont potentiellement vivants).

Arbre généalogique des LECONTE/POMMIER

Arbre généalogique des LECONTE/POMMIER

Au recensement de 1886, on ne trouve trace d'aucun des enfants à Freneuse alors qu'y habitent encore leur grand-oncle Amédée GORLIER (oncle maternel de leur mère) et sa mère (leur arrière-grand-mère) Honorine GARLIN âgée de 76 ans.

S'agissant de leurs grands-mères, Marie TRUCHOT était vivante en 1883 et habitait Mantes-la-Jolie et Pascaline GORLIER en 1878 elle habitait dans le 14e arrondissement de Paris.

A ces personnes identifiées dans les actes, on peut y ajouter du côté d'Aimée Constantine POMMIER :

-une soeur, Albertine POMMIER, qui accouche d'une fille naturelle en 1874 à Freneuse ;

-un demi-frère, Arsène GORLIER, qui se marie en 1902 à Boulogne-Billancourt.

(source : arbre généalogique de Daniel ROUVEL sur Geneanet)

Les enfants ont probablement connu des destins différents. Les légitimes ont dû être élevés par des membres de leur famille (lesquels ?), quand à la petite dernière ayant été adoptée elle a connu un destin différent.

J'ai cherché si les enfants avaient fait partie des enfants assistés en 1886, mais je n'ai rien trouvé (voir lien ci-dessous).

Concernant Léa POMMIER, elle sera légitimement adoptée en 1905, suite à un arrêt de la cour d'appel de Paris. Y avait-il un contentieux avec sa famille d'origine ?

L'adoption est prévue par les articles 343 et suivants du code napoléonien (cf. ci-dessous) qui limite très fortement le cadre de l'adoption. L'enfant doit être accueilli par la famille durant sa minorité et au moins 6 ans, les adoptants doivent être un couple marié, âgé de plus de 50 ans et sans descendance.

La petite Léa avait dû être accueillie vers 1887 (selon des informations familiales) par le couple GILLES/VIDIER. D'ailleurs une photo la montre, âgée d'environ 5 ans, avec sa mère adoptive.

En 1909, elle épousera son cousin issu de germain, Marius BILLY, fils de Baptiste (voir la biographie de ce dernier ci-dessous).

Publié dans Histoire, Généalogie

Commenter cet article

J
Merci Henry pour votre réponse, je vais suivre votre conseil, bien à vous, et bonne continuation .
Julie
Répondre
J
je viens de vous envoyer un commentaire mais je le vois pas, par sécurité, je vous en écris un autre

donc je fais mon arbre, j'ai deux Résistant, je le sais par ma grand mère, ils sont frères sont entrés dans la résistance jeune. Je sais qu'ils ont été à MANTES LA JOLIE, dans les bois, ou aux alentours,
je voudrai avoir des infos sur leur action et autres,
ils étaient bretons, mais se sont retrouvés ds le 78 pour cela, mais ont fini leur vie l'un en bretagne l'autre du côté de Chartres
mais ils ne sont pas morts dans la Résistance
j ai regardé sur la liste pdf resistance, mais j'ai pas retrouvé leur nom de famille,

ma question : auriez vous un conseil à me donner pour les retrouver et en savoir plus sur eux

dans mon autre commentaire, je disais que votre blog était super, et que je m'abonne
le mien si jamais vous le regardez est généraliste, mais je suis en deuil depuis fév de cette année donc j'écris plus d articles car j'ai po "la patate" sauf pour mon arbre

bien cordialement,
Julie
Répondre
J
Bonjour,
Je suis passionnée par la généalogie et je fais donc mon arbre.
je recherche deux oncles bretons qui ont fait de la résistance, je sais qu'ils en ont fait dans les bois de Mantes la Jolie, (c est pourquoi je me retrouve sur votre page ! )

j'ai regardé sur la liste des résistanthttp://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/dossiers-administratifs-de-r%C3%A9sistants.

mais je ne trouve pas mes deux Résitants que je cherche, ce sont deux frères, je précise ils ne sont pas mort pendant la Réistance.

pourriez vous me donner un conseil ? pour avoir des infos sur eux,

je vous ai mit mon adresse de site, mais actuellement on peut le visiter mais je suis en période de deuil, donc j'ai pas fait de nouveaux articles, mais c est un blog généraliste , enfin c est juste pour vous dire,

sinon, je tiens à vous dire que votre blog est superbe ! et tellement bien fait !!!!!

même si vous ne pouvez pas m'aider, je suis contente de vous avoir trouvé, je m'abonne

Bonne journée,
Julie
Répondre
H
Bonjour
tous les résistants n'ont pas fait de demande d'homologation FFI, ce qui explique le fait qu'ils n'aient pas de dossier. Vous pouvez consulter leurs fiches matricules (militaires) aux AD pour voir si il est porté mention de la délivrance d'un CAFFI (certificat d'appartenance aux FFI) qui était délivré à la libération. Si tel est le cas, il faudra faire des recherches complémentaires aux AD. Si y figure leur formation d'appartenance, il faudra vous tourner vers le SHD de Vincennes et chercher si leur formation a été homologuée
Cordialement