La reddition de la colonne Elster le 11 septembre 1944

Publié le par Henri-Ferréol BILLY

Début septembre, les troupes débarquées en Normandie avancent plein est direction de l'Allemagne, tandis que les troupes débarquées en Provence remontent vers le Nord et l'Allemagne. Pendant ce temps, le Massif Central se libère de lui-même.

Cette situation ne fait pas l'affaire des troupes allemandes de la région de Bordeaux qui doivent regagner l'Allemagne tout en devant contourner le Massif Central.

Une colonne de près de 20.000 allemands, la colonne Elster, se met en marche fin août et doit gagner l'Allemagne en passant par Dijon pour aller en direction du territoire de Belfort.

Sur le trajet, les troupes sont harcelées par les FFI.

En marche vers la Libération

En marche vers la Libération

Les départements auvergnats s'étant libérés eux-même (l'Allier était libéré le 6 septembre), les FFI auvergnats mettent en place des groupements pour avoir une action beaucoup plus étendue. Se constitue notamment la Colonne Rapide 6 (CR6), à laquelle appartiendra la Compagnie Marceau, et qui deviendra par la suite la Division Légère d'Auvergne (DLA). La DLA est envoyée sectionner les communications de l'ennemi à hauteur de l'Allier et de la Loire en direction de Nevers.

La région du Bec d'Allier grouille d'allemands auxquels font face de nombreuses troupes FFI d'Auvergne et du Cher, auxquelles il faut rajouter des FFI de Toulouse.

Les FFI font sauter les ponts sur la Loire, notamment à Decize, pour bloquer l'avancée des troupes allemandes.

Harcelés, et épuisés les allemands se rendent. La reddition se fera officiellement le 11 septembre avec les troupes américaines.

Mise au point des itinéraires de repli entre ELSTER et le colonel FRENCH (américain)

Mise au point des itinéraires de repli entre ELSTER et le colonel FRENCH (américain)

L'armée allemande en déroute

Au final, ce sont 19.739 allemands qui se rendent, le résultat d'une opération d'envergure pour les FFI !

NOTA : il était assez difficile d'être exhaustif. Pour (beaucoup) plus de détails, consulter notamment : Michel JOANNEAU, La fin des illusions, la capitulation de la colonne Elster, septembre 1944, 1984

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